La lettre des Paysans du Cantal
Journal bimestriel de la Confédération Paysanne du Cantal
S'informer avec un autre regard sur l'actualité agricole du CantalEn jullet 1998, la Confédération Paysanne s'est doté d'un journal : La Lettre des Paysans du Cantal. René Moscou, alors porte-parole en cette année là, écrit :
"La Confédération Paysanne ne baisse pas les bras. Pour vous faire connaître ses positions, elle met en place un journal “La Lettre des Paysans du Cantal”, qui sera distribué mensuellement . La Confédération Paysanne du Cantal a toujours eu des difficultés pour exprimer ses positions et présenter ses actions auprès des paysans qui la soutiennent. En effet, les moyens de communication ayant pour objet le monde agricole Cantalien sont actuellement limités dans le département. De plus, ils sont souvent régis par une politique différente de la notre.
Or la Confédération Paysanne est un organisme de défense des intérêts des paysans dans des domaines très variés (technique, économique, juridique, social....). Elle a donc besoin de créer une relation plus soutenue avec vous afin de vous procurer des renseignements de tous ordres et d'assurer votre défense auprès notamment des pouvoirs publics; puisqu'elle siège désormais à la Chambre d'agriculture et en CDO. Elle participe a l'élaboration d'une politique départementale et souhaite vous y associer davantage. Ce journal doit, par conséquent, être inter-actif car les points de vue des paysans et donc des hommes de terrain nous intéresse et permettent de faire évoluer les choses." Ses paroles sont toujours d'actualités, tout comme notre journal. C'est pourquoi nous continuons à élever notre voix grâce à ce journal pour dénoncer les difficultés de notre métier et proposer des solutions paysannes et progressistes, avec vous. Un journal régulier et de qualité
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EditorialL'agriculture paysanne au menu des communes> Télécharger le numéro 221 Les élections municipales sont passées, certains élus sont toujours là, d'autres non, des nouveaux arrivent. Quelles seront les politiques locales en matière d'agriculture ? Nous, petits paysans, sommes toujours dans nos exploitations. Nous travaillons nos champs, élevons nos animaux. Mais où est notre place ? Confrontés à des contraintes économiques, environnementales et sociales, les paysans doivent participer à l'équilibre des territoires, à la qualité de notre alimentation et à la préservation des paysages. Et, malgré un intérêt croissant des citoyens aux circuits courts et aux produits locaux, les difficultés persistent, s'aggravent. La pression des marchés, la multiplication des normes, le coût des matières premières fragilisent les exploitations. Comment soutenir une agriculture locale durable et viable ? Les communes doivent jouer un rôle essentiel. Elles peuvent encourager l'approvisionnement local dans les cantines scolaires, nous offrant ainsi des débouchés stables. Elles ont aussi le pouvoir de protéger les terres agricoles face à l'urbanisation et l'expansion des grandes exploitations, en intégrant ces priorités dans leurs politiques d'aménagement. Ces actions, bien que locales, doivent avoir un impact direct sur l'avenir de l'agriculture. Cet engagement dépend d'une véritable volonté politique. Toutes les communes ne s'investissent pas de la même manière, alors que les enjeux alimentaires et climatiques deviennent urgents et concernent toute la population. Soutenir l'agriculteur local, c'est investir dans un modèle plus résilient et durable. C'est aussi faire le choix d'un territoire vivant, où producteurs et citoyens construisent ensemble l'avenir. Localement, une dizaine de maraîchers des environs d'Aurillac, aujourd'hui regroupés dans l'association C'Bio Cantal proposent à une dizaine de cantines scolaires l'approvisionnement en produits bio, locaux et de saison. En plus de leur travail, ces producteurs facilitent l'approvisionnement en proposant une offre collective et en mutualisant la prise de commande, la livraison et la facturation. Est-ce viable en l'état ? Difficile à dire… Le temps passé, le coût du transport dégrèvent nos revenus, particulièrement en milieu rural. Cette semaine, j'ai parcouru 100 km pour effectuer les livraisons. Se pose la question de mutualiser les livraisons avec d'autres acteurs (ACART, Cycl'Of Course). Une première étape a été franchie, souhaitons l'arrivée de nouveaux producteurs pour répondre aux demandes afin que tous les enfants puissent manger bio, local et de saison ; souhaitons que l'acheminement ne soit pas un frein à la réussite de ce projet. Gilbert et Marie, paysans à Vezels-Roussy |








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