SÉCHERESSE : 2ᵉ RÉUNION DE CRISE EN PRÉFECTURE
29.07.2026 -
Face à cette crise, nous avons défendu trois mesures :
Une enquête de terrain, portée par l'État et la Chambre d'agriculture, pour objectiver les pertes sur TOUTES les cultures du département et permettre l'activation des indemnités de solidarité nationale.
L'urgence d'une dérogation BCAE8 pour permettre l'émondage des arbres fourragers : dans une sécheresse comme celle-ci, chaque ressource fourragère compte, et les haies en font partie.
La nécessité d'anticiper des solutions alternatives pour l'abreuvement des animaux
Et au-delà de l'urgence, nous continuons à porter nos revendications pour :
Une refonte du système assurantiel. Depuis 2023, l'assurance récolte a remplacé les calamités agricoles et repose sur les compagnies privées : dans les faits, une bonne partie des paysan·nes ne trouve tout simplement pas de contrat à souscrire (fruits et légumes, apiculture, fermes diversifiées...), et les non-assurés sont de moins en moins bien indemnisés d'année en année. Résultat : plus le système avance, plus il exclut. Pour l'élevage comme pour toutes les autres productions, ce système ne fonctionne pas. La Confédération paysanne porte une autre voie : un fonds professionnel mutuel et solidaire, national, encadré par l'État, qui couvrirait toutes les fermes et toutes les productions dès 30 % de pertes, abondé par tous les acteurs de l'alimentation (paysans, interprofessions, fournisseurs d'agroéquipements et d'intrants, transformateurs et grande distribution).
Un vrai accompagnement à la transition et à l'adaptation des fermes face au changement climatique, plutôt que de gérer chaque sécheresse au coup par coup.







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