Home > Actualités > Prédation du loup : non à la démagogie, oui aux solutions réalistes.
Partager :
PRÉDATEURS ET GRAND GIBIER
05.05.2026

Prédation du loup : non à la démagogie, oui aux solutions réalistes.

05.05.2026 -
Face à la pression croissante du loup, la Confédération paysanne du Cantal porte des revendications réalistes : anticipation par la protection et mobilisation des moyens par l’Etat. Notre priorité : défendre les éleveuses et les éleveurs sans leur mentir.

Nous refusons les discours démagogiques qui s'affrontent dans le champ médiatique entre les partisans de la protection totale du loup quoi qui l'en coute, sacrifiant les métiers d'élevage plein-air, et les partisans d'une éradication totale du loup. Non, le loup ne peut pas être éradiqué et le droit de tir pour l'éleveur est cache-misère car il faut des équipements de pointe et beaucoup de temps pour tirer un loup qui s'est attaqué à un troupeau. Nous soutenons le fait que l'éleveur touché a le droit de se défense avec l'appui des chasseurs, mais c'est une charge de travail supplémentaire évitable pouvant être pris en charge par l'Etat. Rapporté au nombre d'animaux abattus, ce sont les lieutenants de louveterie qui sont de loin les plus efficaces, bien devant les tirs de défense opérés par les chasseurs ou les éleveurs eux-mêmes. L'efficacité est bien du côté d'une action professionnalisée et assumée par l'État.

La protection porte ses fruits. Le nombre d'attaques stagne dans les départements historiques de présence du loup malgré une hausse de la population tandis qu'elle explose dans les nouveaux fronts de colonisation. Preuve que là où les éleveurs ont pu se doter de moyens de protection (chiens, clôtures, gardiennage) et bénéficier d'un accompagnement, les dégâts peuvent être contenus.

Il n'y a pas de solutions miracles dans ce monde ou les campagnes se vident. Pour lutter contre la charge de travail qui augmente via la mise en place de ces protections, la solution de fond réside dans l'augmentation du revenu et le partage du travail par l'installation d'un million de paysannes et paysans.

Nous revendiquons :
✅ Des tirs de défense assurés par l'État (lieutenants de louveterie + OFB), liberté aux éleveurs d'y participer ou non
✅ Du matériel de protection d'urgence (clôtures, pièges photo)
✅ Le maintien des communes en cercle 1 et 2 sans déclassement
✅ Un accompagnement financier, y compris pour les éleveurs bovins car le nombre d'attaques sur veaux augmente considérablement !

Le loup est présent et le restera, qu'on le souhaite ou non. Alors, anticipons et protégeons.

NOUS CONTACTER Confédération paysanne du Cantal
8 place de la Paix 15000 AURILLAC - Tél : 04 71 43 30 50 / 07 44 42 31 58